Le football structure la vie sportive ivoirienne. La sélection nationale, surnommée les Eléphants, a remporté la Coupe d'Afrique des nations organisée dans le pays en janvier et février 2024, après des titres obtenus en 1992 et en 2015. La compétition a laissé un parc d'équipements neufs, dont le stade Alassane-Ouattara d'Ebimpé au nord d'Abidjan, et des enceintes rénovées à Bouaké, Korhogo, San Pedro et Yamoussoukro. Le championnat national s'appuie sur des clubs historiques comme l'ASEC Mimosas et l'Africa Sports d'Abidjan.
L'athlétisme occupe la deuxième place dans le palmarès ivoirien, porté par les sprinteuses Murielle Ahouré et Marie-Josée Ta Lou. Le taekwondo a offert au pays son premier titre olympique en 2016 avec Cheick Sallah Cissé. Le rugby, le basket-ball et le handball disposent de fédérations actives, surtout à Abidjan. La pratique de proximité se déroule pour l'essentiel sur les terrains de quartier et sur les plages.
Assinie concentre l'essentiel des loisirs balnéaires, entre voile, jet-ski, kitesurf et sorties en lagune, à environ deux heures de route d'Abidjan. Grand-Bassam attire pour ses plages et son quartier historique. La côte occidentale, autour de Sassandra, Grand-Béréby et San Pedro, offre des vagues appréciées des surfeurs. Les courants restent puissants sur tout le littoral, ce qui limite le nombre de zones de baignade sûres.
La région de Man permet des randonnées vers le mont Tonkoui, la cascade et le pont de lianes. Le parc national du Banco offre des sentiers forestiers aux portes d'Abidjan. Les parcs de la Comoé et de Taï s'adressent à des visiteurs plus aguerris, avec un encadrement obligatoire et une logistique organisée à l'avance. Le golf se pratique à Abidjan comme à Yamoussoukro.
Le calendrier culturel rythme aussi les loisirs. Le Festival des musiques urbaines d'Anoumabo réunit chaque année un large public à Abidjan, le Marché des arts du spectacle africain se tient tous les deux ans, l'Abissa anime Grand-Bassam à l'automne et les fêtes des masques marquent l'ouest du pays. Les maquis, à la fois restaurants populaires et lieux de sortie, constituent le cœur de la vie nocturne abidjanaise.