La vaccination contre la fièvre jaune est obligatoire pour entrer en Côte d'Ivoire et le certificat international est contrôlé à l'arrivée. Les médecins recommandent par ailleurs, selon la durée et la nature du séjour, les vaccins contre l'hépatite A, la fièvre typhoïde, la méningite à méningocoques ACWY, l'hépatite B et la rage, en plus des rappels habituels contre la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Une consultation de médecine des voyages plusieurs semaines avant le départ permet d'ajuster ce schéma.
Le paludisme est présent toute l'année sur l'ensemble du territoire, y compris à Abidjan. Un traitement préventif adapté se prescrit avant le départ et se complète par une protection contre les piqûres, avec répulsifs, vêtements couvrants en soirée et moustiquaire imprégnée. La dengue et le chikungunya circulent également, sans traitement préventif disponible, ce qui rend la protection mécanique d'autant plus utile.
L'eau du robinet ne convient pas à la consommation en dehors de quelques secteurs d'Abidjan, et l'eau en bouteille capsulée reste la référence. Les fruits pelés, les plats servis chauds et les aliments bien cuits limitent le risque de fièvre typhoïde et d'hépatite A. La cuisine de rue se pratique largement, avec une attention particulière portée à la fréquentation du lieu et à la fraîcheur des produits.
Abidjan dispose de plusieurs structures privées de bon niveau ainsi que de centres hospitaliers universitaires à Cocody et à Treichville. L'offre se raréfie fortement à l'intérieur du pays et les cas graves donnent souvent lieu à une évacuation sanitaire. Les établissements demandent le règlement des soins à l'avance, ce qui rend indispensable une assurance couvrant les frais médicaux et le rapatriement.
Les autorités françaises déconseillent formellement les régions frontalières du Mali et du Burkina Faso, le nord du district du Zanzan, l'est des Savanes et le parc national de la Comoé, en raison du risque terroriste et d'enlèvement. Les abords de la frontière libérienne, autour de Tabou, Taï et Grabo, appellent une réserve comparable. Le reste du pays relève d'une vigilance renforcée. Ces classements évoluent et les conseils aux voyageurs publiés par les ministères des affaires étrangères font foi.
La délinquance urbaine concerne surtout les vols à l'arraché et les cambriolages. Certains quartiers d'Abidjan, notamment Adjamé, Abobo, Yopougon et Gonzagueville, s'évitent la nuit lorsque l'on se déplace seul. En voiture, la circulation vitres remontées et portières verrouillées réduit ce risque. Sur le littoral, les courants et les rouleaux provoquent chaque année des noyades, y compris sur des plages fréquentées.