Abidjan accueille l'une des communautés d'expatriés les plus importantes d'Afrique de l'Ouest, ainsi que les sièges régionaux de nombreuses entreprises et institutions, dont la Banque africaine de développement. Plusieurs milliers de Français y sont inscrits au registre des Français établis hors de France, aux côtés de communautés libanaise, marocaine, chinoise et ouest-africaines anciennes et nombreuses. La croissance économique soutenue du pays depuis le début des années 2010 explique en grande partie cette attractivité.
Les opportunités se concentrent dans l'agro-industrie, avec le cacao, l'anacarde, l'hévéa et le palmier à huile, mais aussi dans le bâtiment et les infrastructures, l'énergie, la logistique portuaire, la banque, les télécommunications et le numérique. Les postes d'encadrement expatriés restent nombreux, même si la préférence nationale progresse et si les entreprises attendent des profils apportant une compétence rare ou une expérience internationale.
Une installation durable suppose un visa de long séjour, puis une carte de séjour obtenue après l'arrivée. Un contrat de travail conclu avec un employeur local fait l'objet d'un visa administratif auprès des services chargés de l'emploi. Le salarié relève ensuite du régime de la Caisse nationale de prévoyance sociale, dont les prestations restent limitées, ce qui conduit la plupart des expatriés à souscrire une assurance santé internationale complétée par une couverture rapatriement.
Le logement et la scolarité constituent les deux postes les plus lourds. Une villa sécurisée à Cocody ou en Zone 4 et des frais de scolarité dans un établissement homologué pèsent fortement sur le budget familial, ce qui rend déterminante la négociation du contrat d'expatriation sur ces deux points. Les produits importés coûtent cher, alors que les services domestiques, les transports et l'alimentation locale restent accessibles.
Le climat tropical, chaud et humide sur le littoral, plus sec dans le nord, demande une période d'acclimatation. La saison des pluies provoque des inondations dans certains quartiers d'Abidjan et allonge nettement les temps de trajet. Le français, langue officielle, facilite l'installation, même si les langues nationales structurent la vie sociale. Les associations d'expatriés, les clubs sportifs et les réseaux professionnels jouent un rôle utile pendant les premiers mois.
Une convention fiscale lie la France et la Côte d'Ivoire et détermine le lieu d'imposition des revenus selon la résidence fiscale. L'inscription au registre consulaire, l'ouverture d'un compte bancaire local et la conversion du permis de conduire figurent parmi les démarches à engager dès les premières semaines.