Le système éducatif ivoirien s'inspire directement du modèle français. Le préscolaire accueille les enfants de trois à cinq ans, sans obligation. Le primaire dure six ans et se termine par le certificat d'études primaires élémentaires ainsi que par l'examen d'entrée en sixième. Le secondaire se déroule ensuite en deux temps, quatre années de collège sanctionnées par le brevet d'études du premier cycle, puis trois années de lycée qui conduisent au baccalauréat. L'année scolaire suit le calendrier français et court de la fin août ou du début septembre jusqu'au début juillet.
La loi rend l'école obligatoire et gratuite de six à seize ans. Les taux de scolarisation ont fortement progressé, mais le système reste sous pression. Les effectifs par classe dépassent fréquemment quatre-vingts élèves dans les établissements publics urbains, les infrastructures manquent dans les zones rurales et les mouvements sociaux perturbent régulièrement les calendriers. L'écart de scolarisation entre le nord et le sud du pays, comme entre filles et garçons, se réduit lentement.
Le privé occupe une place considérable, en particulier au secondaire où il accueille une part importante des élèves. Les établissements catholiques, protestants et islamiques coexistent avec un réseau d'écoles privées laïques dont la qualité varie beaucoup. L'Etat confie aussi des élèves du public à des établissements privés faute de places, un mécanisme ancien et régulièrement discuté.
Abidjan compte une dizaine d'établissements homologués par l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger. Le lycée français Blaise-Pascal, le lycée international Jean-Mermoz, l'école internationale Jules-Verne et le cours Sévigné figurent parmi les plus connus. Ces écoles suivent les programmes français et affichent des listes d'attente, ce qui suppose une inscription engagée très en amont d'une installation.
L'université Félix-Houphouët-Boigny de Cocody, la plus ancienne et la plus grande du pays, voisine avec l'université Nangui-Abrogoua à Abobo-Adjamé. Bouaké accueille l'université Alassane-Ouattara, Daloa l'université Jean-Lorougnon-Guédé et Korhogo l'université Peleforo-Gon-Coulibaly. L'Institut national polytechnique Félix-Houphouët-Boigny de Yamoussoukro forme des ingénieurs reconnus dans toute la sous-région. Un secteur privé très actif complète cette offre, notamment dans la gestion, l'informatique et la santé.