Cinq biens ivoiriens figurent sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Trois relèvent du patrimoine naturel, la réserve naturelle intégrale du mont Nimba, partagée avec la Guinée et inscrite en 1981, le parc national de Taï en 1982 et le parc national de la Comoé en 1983. Deux relèvent du patrimoine culturel, la ville historique de Grand-Bassam inscrite en 2012 et les mosquées de style soudanais du nord du pays, inscrites en 2021. Cet ensemble donne une bonne mesure de la diversité ivoirienne, entre forêt dense, savane, architecture coloniale et héritage sahélien.
Consacrée en 1990 par Jean-Paul II, la basilique de Yamoussoukro compte parmi les plus vastes édifices chrétiens du monde. Sa coupole, inspirée de celle de Saint-Pierre de Rome, domine une esplanade démesurée posée au milieu de la savane. Les vitraux, réalisés en France, couvrent plusieurs milliers de mètres carrés. La visite se combine avec celle du lac aux caïmans, situé près du palais présidentiel, et avec la Fondation Félix-Houphouët-Boigny.
Ancienne capitale coloniale, Grand-Bassam conserve dans son quartier France un alignement de bâtiments administratifs et de maisons de commerce du début du vingtième siècle, dont plusieurs abritent aujourd'hui des musées et des ateliers d'artistes. La ville accueille chaque année l'Abissa, grande fête du peuple N'Zima. Le littoral se prolonge vers l'est jusqu'à Assinie, réputée pour ses plages et ses activités nautiques, et vers l'ouest jusqu'à Sassandra, Grand-Béréby et San Pedro, où les baies bordées de cocotiers restent peu fréquentées. Les courants marins y sont puissants et la baignade demande une vraie vigilance.
Le parc national de Taï protège l'une des dernières grandes forêts primaires d'Afrique de l'Ouest, habitat d'éléphants de forêt, d'hippopotames pygmées et de chimpanzés dont l'usage d'outils a été longuement étudié sur place. Le parc de la Comoé, l'un des plus étendus du continent, associe savanes, galeries forestières et zones humides le long de la rivière qui lui donne son nom. Plus près d'Abidjan, le parc national du Banco préserve une forêt tropicale à l'intérieur même de l'agglomération. Le parc des îles Ehotilé, à l'est, et celui d'Azagny complètent ce réseau. L'accès aux grands parcs s'organise avec un encadrement, et l'ouverture de certains secteurs dépend de la situation sécuritaire.
La région de Man, surnommée le pays des 18 montagnes, offre les reliefs les plus marqués de la Côte d'Ivoire. Le mont Tonkoui culmine à un peu plus de 1 180 mètres et ouvre par temps clair sur la Guinée et le Liberia. La cascade de Man, le pont de lianes de Lieupleu et les villages dan des environs attirent randonneurs et amateurs de traditions. Les danses d'échassiers et les masques de cette région comptent parmi les expressions culturelles ivoiriennes les plus connues.
Korhogo constitue le point d'entrée du pays sénoufo, avec le village de Fakaha et ses toiles peintes, les ateliers de forgerons et de tisserands, et le mont Korhogo qui domine la ville. Kong, ancienne cité marchande de l'empire dyula, conserve une mosquée de terre parmi les plus remarquables de celles inscrites en 2021, aux côtés de Tengréla, Kouto, M'Bengué, Samatiguila, Sorobango et Nambira. Ces édifices, aux murs de banco hérissés de pieux de bois, témoignent de la diffusion de l'architecture soudanaise jusqu'aux marges de la forêt.
La capitale économique mérite plusieurs jours. Le Plateau aligne ses immeubles de bureaux, la cathédrale Saint-Paul et ses volumes de béton blanc, et le musée des civilisations de Côte d'Ivoire, qui rassemble masques, statuaire et objets rituels. Treichville vit au rythme de son grand marché et de ses maquis. Cocody réunit ambassades, universités et galeries d'art contemporain, secteur en forte croissance depuis une dizaine d'années.