Population et indicateurs socio-démographiques

Effectif et croissance de la population

La population ivoirienne est estimée à environ 32 millions d'habitants en 2025, contre moins de quatre millions au moment de l'indépendance. La croissance démographique annuelle avoisinait 2,5 % en 2024, rythme qui conduit à un doublement de l'effectif en une trentaine d'années. La densité moyenne s'établissait autour de 99 habitants par kilomètre carré en 2024, avec de fortes disparités entre le district d'Abidjan et les régions septentrionales.

Structure par âge

La pyramide des âges demeure très jeune, une large majorité de la population ayant moins de 25 ans. Cette structure pèse sur la demande d'éducation, de logement et d'emploi, et alimente une urbanisation rapide. Les migrations internes dirigent les jeunes actifs vers Abidjan et vers les grandes villes secondaires, où réside désormais plus de la moitié des habitants.

Santé et espérance de vie

L'espérance de vie à la naissance se situait autour de 62 ans en 2024. La mortalité maternelle et la mortalité infantile restent supérieures aux moyennes des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. La couverture maladie universelle, lancée en 2019, étend progressivement l'accès aux soins, tandis que le paludisme demeure la première cause de consultation dans les structures sanitaires.

Éducation et alphabétisation

La scolarisation a été rendue obligatoire de 6 à 16 ans par la réforme de 2015. Les taux de scolarisation primaire ont fortement progressé, mais la déperdition reste importante au passage dans le secondaire, en particulier pour les filles des zones rurales. L'alphabétisation des adultes progresse plus lentement que la scolarisation des enfants, ce qui entretient un écart marqué entre générations.

Religions et composition

Les données disponibles situent l'islam autour de 42,5 % de la population, le christianisme près de 39,8 % et l'animisme à 2,2 %, les personnes sans religion déclarée représentant 12,6 %. La cohabitation religieuse constitue une caractéristique reconnue du pays. Une part notable des résidents possède par ailleurs une nationalité étrangère, principalement burkinabè, malienne et guinéenne, héritage des migrations de main-d'œuvre vers les zones de plantation.