La Côte d'Ivoire occupe 322 463 kilomètres carrés sur la façade septentrionale du golfe de Guinée. Elle partage ses frontières terrestres avec le Liberia et la Guinée à l'ouest, le Mali et le Burkina Faso au nord, le Ghana à l'est. Sa façade maritime s'étire sur environ cinq cents kilomètres. Yamoussoukro, au centre du pays, en constitue la capitale politique depuis 1983, tandis qu'Abidjan, sur la lagune Ébrié, concentre l'activité économique et la plupart des représentations diplomatiques.
Le territoire se compose pour l'essentiel de plateaux au nord et de plaines au sud, sans accident majeur. Seule la région de Man, à l'ouest, présente un relief véritablement montagneux, avec des sommets qui dépassent rarement 1 300 mètres. Le point culminant se trouve au mont Nimba, sur la frontière guinéenne, à 1 752 mètres. Le littoral oriental se caractérise par un cordon de lagunes séparées de l'océan par des flèches sableuses, alors que la côte occidentale, plus rocheuse, dessine des baies étroites.
Quatre grands fleuves traversent le pays du nord vers le sud. Le Cavally sert de frontière avec le Liberia, le Sassandra draine l'ouest forestier, le Bandama parcourt le centre et alimente le lac de Kossou, la Comoé irrigue l'est. Leur régime demeure irrégulier et de nombreux rapides limitent la navigation, ce qui a conduit à privilégier leur aménagement hydroélectrique plutôt que leur usage comme voies de transport.
La couverture végétale suit le gradient de pluviométrie, qui décroît nettement du sud vers le nord. La moitié méridionale relevait à l'origine de la forêt dense humide, largement remplacée depuis par les plantations de cacao, de café, d'hévéa et de palmier à huile. Le nord appartient au domaine de la savane arborée, où prospèrent le coton, l'anacarde et les cultures vivrières. Plusieurs espaces protégés subsistent, dont le parc national de Taï, le parc national de la Comoé et la réserve du mont Nimba, tous inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.
La déforestation constitue la transformation la plus visible du paysage ivoirien depuis l'indépendance, sous l'effet conjugué de l'extension des plantations, de l'exploitation du bois et de la pression démographique. Des programmes de reboisement et un code forestier révisé en 2019 encadrent désormais la gestion du domaine forestier permanent.