Le drapeau ivoirien se compose de trois bandes verticales d'égale largeur, orange du côté de la hampe, blanche au centre, verte à la volée. Ses proportions officielles retiennent deux unités de hauteur pour trois de longueur. Cet ordre distingue l'emblème ivoirien du drapeau irlandais, dont les couleurs se succèdent en sens inverse, et du drapeau nigérien, dont les bandes sont horizontales.
La loi n°59-240 du 3 décembre 1959 a fixé l'emblème national, quelques mois avant l'accession du pays à l'indépendance, le 7 août 1960. La Constitution du 8 novembre 2016 en confirme le statut dans son article 48, qui énumère les symboles de la République aux côtés de l'hymne, de la devise et des armoiries. La reproduction et l'usage protocolaire du pavillon obéissent à des règles précises, appliquées lors des cérémonies officielles comme dans les établissements scolaires.
L'orange évoque la richesse et la générosité de la terre, ainsi que les savanes du nord. Le blanc renvoie à la paix, entendue par les rédacteurs comme la paix du droit, et à l'unité entre les populations. Le vert exprime l'espérance et la certitude d'un avenir meilleur, autant qu'il rappelle la forêt du sud. Cette lecture, formulée dès 1959, figure dans les documents officiels de sensibilisation aux symboles républicains.
Les trois couleurs se retrouvent bien au-delà du pavillon. Elles habillent les maillots des sélections sportives nationales, dont celui des Éléphants de football, les bâtiments publics lors de la fête nationale du 7 août, et une grande partie de la communication institutionnelle. Le pavillon marchand et le pavillon d'État reprennent le dessin du drapeau civil, sans ornement particulier.
La montée des couleurs rythme la semaine dans les administrations, les écoles et les casernes, accompagnée de l'exécution de l'hymne national. L'assistance se tient debout et immobile, tournée vers le mât. Cette pratique, régulièrement rappelée par les autorités, participe des campagnes de promotion du civisme menées auprès des jeunes générations.