La Côte d'Ivoire connaît un climat chaud et humide dont l'intensité varie du littoral vers l'intérieur. Les températures moyennes restent élevées toute l'année, entre 24 et 32 degrés sur la côte, avec des maximales qui atteignent 36 à 40 degrés dans le nord en février et en mars. L'amplitude thermique annuelle demeure faible, tandis que la pluviométrie décroît nettement du sud vers le nord.
Trois grands domaines se distinguent. Le sud, de type équatorial, connaît deux saisons des pluies séparées par deux saisons sèches d'inégale durée. Le centre forme une zone de transition où la seconde saison humide s'atténue. Le nord relève d'un climat tropical sec à deux saisons tranchées, la pluie se concentrant de juin à octobre. La région montagneuse de Man bénéficie d'un microclimat plus frais et plus arrosé.
Dans la moitié sud, la grande saison des pluies court d'avril à juillet, avec un maximum en mai et en juin, avant une courte saison sèche en août et en septembre puis une seconde saison humide d'octobre à novembre. La saison sèche principale s'installe de décembre à mars. Abidjan reçoit environ 1 500 millimètres d'eau par an, Korhogo près de 1 200 millimètres dans le nord, alors que la région de Tabou, à l'extrême sud-ouest, dépasse 2 300 millimètres et figure parmi les zones les plus arrosées d'Afrique de l'Ouest.
De décembre à février, l'harmattan souffle depuis le Sahara vers le golfe de Guinée. Ce vent sec transporte des poussières fines qui voilent le ciel, réduisent la visibilité et abaissent fortement l'humidité de l'air, surtout dans le nord et le centre. Les nuits deviennent alors sensiblement plus fraîches à l'intérieur des terres, tandis que le littoral en ressent moins les effets.
L'agriculture d'exportation dépend étroitement de la régularité des pluies, ce qui expose la production de cacao aux épisodes de sécheresse comme aux excès d'humidité favorables aux maladies des cabosses. L'érosion côtière affecte plusieurs communes du littoral, notamment autour de Grand-Bassam et de Grand-Lahou. Les inondations urbaines touchent régulièrement les quartiers bas d'Abidjan pendant la grande saison des pluies.