Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix, né en 2005 sous forme de coalition puis transformé en parti unifié en 2018, constitue la force majoritaire du pays. Il rassemble l'essentiel de l'héritage du Rassemblement des républicains d'Alassane Ouattara ainsi qu'une partie des cadres issus du Parti démocratique de Côte d'Ivoire. Il contrôle la présidence, le gouvernement et les deux chambres du Parlement.
Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire, fondé par Félix Houphouët-Boigny en 1946, est présidé par Tidjane Thiam depuis la fin de l'année 2023. Le Parti des peuples africains de Côte d'Ivoire, créé par Laurent Gbagbo en 2021 après sa rupture avec le Front populaire ivoirien, occupe l'autre pôle de la contestation. Le Front populaire ivoirien et le Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples, animé par Charles Blé Goudé, complètent ce paysage fragmenté.
Cinq candidatures ont été retenues par le Conseil constitutionnel pour le scrutin du 25 octobre 2025. Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam en ont été écartés, le premier en raison d'une condamnation pénale, le second pour une question de nationalité. Alassane Ouattara a obtenu 89,77 pour cent des voix, devant Jean-Louis Billon avec 3,09 pour cent, Simone Ehivet avec 2,42 pour cent, Ahoua Don Mello avec 1,97 pour cent et Henriette Lagou avec 1,15 pour cent.
Les élections législatives du 27 décembre 2025 ont confirmé la domination du parti au pouvoir, qui dépasse les trois quarts des 255 sièges. Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire et le Parti des peuples africains, qui avaient boycotté certains scrutins antérieurs, ont pris part au vote et disposent désormais d'une représentation parlementaire réduite. Le gouvernement a été dissous début janvier 2026 avant d'être reconstitué autour du même Premier ministre.
La question de la succession d'Alassane Ouattara, âgé de plus de quatre-vingts ans, structure les stratégies des formations politiques. La réconciliation nationale engagée après les crises de 2002 et de 2010 demeure inachevée. Le financement des partis, l'accès équitable aux médias publics et la composition de la commission électorale constituent des sujets de contestation récurrents entre majorité et opposition.