La Côte d'Ivoire capte une part importante des investissements directs étrangers dirigés vers l'Union économique et monétaire ouest-africaine. La stabilité de la parité monétaire, la taille du marché régional accessible depuis Abidjan et la qualité relative des infrastructures portuaires, routières et énergétiques figurent parmi les facteurs le plus souvent cités par les investisseurs installés. L'appartenance à la zone franc supprime le risque de change avec l'euro pour les opérateurs européens, et le marché intérieur, fort d'environ 32 millions d'habitants en 2025, s'étend à un espace communautaire de plus de cent millions de consommateurs.
Le Centre de promotion des investissements en Côte d'Ivoire constitue le point d'entrée unique pour l'obtention des agréments prévus par le code des investissements. Le dossier comporte une description du projet, un plan d'affaires, le calendrier des investissements et les prévisions d'emploi. L'agrément conditionne l'octroi des exonérations en matière d'impôt sur les bénéfices, de droits de douane sur les équipements et de taxe sur la valeur ajoutée.
L'agro-industrie, l'énergie, le logement, la logistique, la santé, le numérique et le tourisme concentrent l'essentiel des projets soutenus par les autorités. Certaines activités restent soumises à des autorisations spécifiques, notamment les mines, les hydrocarbures, la banque, l'assurance et les télécommunications, chacune disposant de son propre régulateur sectoriel. Les partenariats public-privé constituent un autre vecteur d'entrée, notamment dans les infrastructures de transport et de production électrique.
La réglementation des changes de l'union monétaire autorise le rapatriement des dividendes, des produits de cession et du capital, sous réserve de la domiciliation des opérations auprès d'un intermédiaire agréé et de la justification de l'investissement initial. Les mouvements de capitaux avec l'extérieur de la zone franc font l'objet de formalités déclaratives auprès de la banque centrale.
La dépendance aux cours des matières premières agricoles, l'exposition de la frontière nord à l'insécurité régionale et les délais administratifs constituent les principaux points d'attention relevés par les organismes d'assurance-crédit export. Les cycles électoraux ont, par le passé, été associés à des périodes d'incertitude économique. Ces éléments relèvent d'une appréciation propre à chaque projet et à chaque secteur.