La Côte d'Ivoire applique le tarif extérieur commun de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest, structuré en cinq bandes tarifaires allant de zéro à 35 pour cent selon la nature des produits. Les échanges entre États membres bénéficient d'un régime préférentiel, sous condition d'agrément pour les produits industriels. Une taxe sur la valeur ajoutée de 18 pour cent s'ajoute aux droits perçus à l'importation.
L'accord de partenariat économique conclu avec l'Union européenne s'applique depuis 2019. Il prévoit un démantèlement progressif des droits de douane ivoiriens sur les produits européens, réparti en cinq phases échelonnées jusqu'en 2029. La quatrième phase, entrée en vigueur le 1er janvier 2026, a porté sur 1 074 lignes tarifaires. Les produits considérés comme sensibles restent exclus du calendrier de libéralisation. En sens inverse, les exportations ivoiriennes accèdent au marché européen sans droits ni contingents.
Toute opération de commerce extérieur suppose une inscription préalable au fichier des importateurs et exportateurs. Les marchandises font l'objet d'une déclaration anticipée et, pour certaines catégories, d'un contrôle de conformité aux normes avant embarquement. Le guichet unique du commerce extérieur dématérialise l'essentiel des procédures et centralise les autorisations délivrées par les administrations concernées.
Le port d'Abidjan traite la majeure partie du trafic conteneurisé et dessert également le Mali et le Burkina Faso par les corridors routiers du nord. Le port de San-Pédro, spécialisé dans le cacao et le bois, offre une alternative pour l'ouest du pays. L'aéroport Félix-Houphouët-Boigny assure le fret aérien et concentre les expéditions de produits périssables à forte valeur.
La Suisse, les Pays-Bas, le Mali, les États-Unis et l'Allemagne figuraient parmi les principaux clients du pays en 2024, reflet du poids des filières cacao et anacarde ainsi que des réexportations vers le Sahel. Du côté des fournisseurs, la Chine devançait le Nigéria, la France, la Belgique et les États-Unis la même année. La zone de libre-échange continentale africaine ouvre par ailleurs de nouvelles perspectives d'échanges intra-africains.