Avec un produit intérieur brut de 87,1 milliards de dollars en 2024, la Côte d'Ivoire constitue la première économie de l'Union économique et monétaire ouest-africaine. Le revenu par habitant s'établissait à 2 729 dollars la même année. La croissance a atteint 6 pour cent en 2024 et s'est maintenue à un rythme comparable en 2025, portée par la consommation intérieure, l'investissement public et la montée en puissance de la production d'hydrocarbures.
Les services représentaient 61,6 pour cent de la valeur ajoutée en 2024, l'industrie 23,7 pour cent et l'agriculture 14,8 pour cent. Cette dernière emploie néanmoins une part majoritaire de la population active et fournit l'essentiel des recettes d'exportation, ce qui explique la sensibilité de l'économie ivoirienne aux cours mondiaux du cacao et de l'anacarde.
L'inflation s'est repliée autour de 3,5 pour cent en 2024, se rapprochant du seuil de convergence de 3 pour cent retenu par l'union monétaire. La dette publique atteignait 59,3 pour cent du produit intérieur brut en 2024, contre 37,2 pour cent en 2019. Le déficit budgétaire a été ramené à 4 pour cent du produit intérieur brut en 2024, après 5,2 pour cent l'année précédente, tandis que le déficit du compte courant se réduisait à 4,2 pour cent.
Un programme conclu avec le Fonds monétaire international associe un mécanisme élargi de crédit, une facilité élargie de crédit et une facilité pour la résilience et la durabilité. La cinquième revue de ces accords a été achevée en décembre 2025. Le pays accède par ailleurs régulièrement aux marchés internationaux par des émissions obligataires et mobilise le marché régional des titres publics de l'union monétaire.
La pression fiscale, mesurée à 14,4 pour cent du produit intérieur brut en 2024, reste inférieure à la cible de 15,9 pour cent visée pour 2026 et limite les marges budgétaires. La dépendance aux matières premières agricoles, l'ampleur du secteur informel et les écarts de développement entre le sud et le nord constituent les principales fragilités structurelles. Un plan national de développement couvre la période 2026-2030.