La liste des jours fériés et chômés repose sur un décret pris en 1996, complété chaque année par des communiqués qui fixent les dates des fêtes mobiles. Le pays combine des fêtes civiles, des fêtes chrétiennes et des fêtes musulmanes, reflet de la composition religieuse de la population. Les dates musulmanes sont annoncées par les autorités religieuses en fonction de l'observation lunaire, puis confirmées par le gouvernement, souvent à quelques jours d'intervalle.
Sept jours fériés reviennent chaque année à la même date.
Le lundi de Pâques, le jeudi de l'Ascension et le lundi de Pentecôte sont chômés. Leur date suit le calendrier liturgique occidental, comme en France. Le Vendredi saint ne figure pas dans la liste officielle.
Quatre célébrations musulmanes complètent la liste officielle, le lendemain de la Nuit du Destin, le jour de la fin du ramadan, la Tabaski et le lendemain de l'anniversaire de la naissance du Prophète. Elles se déplacent d'environ onze jours chaque année dans le calendrier grégorien, et leur confirmation tardive complique la planification des rendez-vous professionnels.
Un jour férié tombant un dimanche n'ouvre pas automatiquement droit à un report au lundi, à l'exception de la fête nationale et de la fête du Travail. Les administrations, les banques et les écoles ferment ces jours-là, alors que les marchés, les maquis et une bonne partie du commerce de détail restent actifs. Le 7 août donne lieu à un défilé militaire et civil, organisé à Abidjan ou dans une ville choisie chaque année. Le 15 novembre, la Journée nationale de la paix s'accompagne de cérémonies officielles et d'activités dans les établissements scolaires. Les veilles de fêtes religieuses, ainsi que les périodes de Noël et de Tabaski, entraînent une hausse sensible du prix des transports intérieurs et une forte affluence sur les axes vers l'intérieur du pays.